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Le gouvernement zambien incrimine l'opposition après des manifestations anti-chinoises

09 novembre 2018 à 14h07 Par AFP
Le gouvernement zambien a accusé vendredi l'opposition d'alimenter les attaques "xénophobes" contre les ressortissants chinois après une série de violences visant la communauté chinoise et ses entreprises. "Les attaques xénophobes contre les Chinois sont motivées par des propos tenus par des hommes politiques", a estimé la vice-présidente Inonge Wina devant le parlement. "Il y a des soulèvements qui prennent leur source à l'université et dans les autres établissements d'enseignement supérieur mais celles contre les Chinois ont des motifs politiques", a-t-elle ajouté. Cette intervention a suivi des émeutes sporadiques qui se sont produites cette semaine dans les villes de Buchi et Kawama. Des travailleurs avaient protesté après les rumeurs indiquant qu'une compagnie forestière aurait été vendue à des acheteurs chinois. Le ministre de l'Intérieur Stephen Kampyongo a désigné le chef de l'opposition Hakainde Hichilema comme responsable de ces troubles. "Hichilema a fait des déclarations mensongères et calomnieuses... qui ont entrainé le pillage des commerces tenus par les Chinois" a indiqué M. Kampyongo au parlement. Le mois dernier, des jeunes gens avaient pillé des commerces chinois après qu'un employé chinois a accidentellement abattu un travailleur zambien dans la ville minière de Kitwe, dans le nord du pays. Le sentiment anti-chinois a cru en Zambie depuis que le gouvernement a passé de nombreux contrats en empruntant de grandes quantités d'argent à Pékin.