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Afrique: les Etats-Unis se posent en alternative à la Chine

15 mars 2019 à 18h06 Par AFP
Les Etats-Unis veulent proposer une alternative à la Chine en Afrique, voire un contre-modèle plus avantageux pour les pays sub-sahariens, à l'heure de signer des contrats et des partenariats, a indiqué vendredi à Kinshasa le sous-secrétaire d'Etat en charge des questions africaines Tibor Nagy. "Il ne s'agit pas de remplacer les Chinois mais je pense que l'Afrique devrait avoir l'occasion de choisir (ses partenaires)", a déclaré M. Nagy en réponse à une question lors d'une conférence de presse dans la capitale congolaise."Le modèle chinois c'est: vous apportez un contrat, vous signez, et nous, les pays africains, nous devons à la société cinq milliards de dollars", a-t-il développé."Il existe un autre modèle qui s'appelle financement en fonds propres ("equity financing"), qui ne creuse pas la dette du pays", a assuré M. Nagy, en tournée en Ouganda, au Rwanda, en RDC avant une prochaine étape au Cameroun."Nous étions juste en Ouganda où une société américaine va construire une raffinerie en utilisant ce modèle. Le gouvernement ougandais est ravi parce que cela n'ajoutera rien à leur dette", a-t-il assuré.Ancien diplomate en poste dans plusieurs pays africain, universitaire, M. Nagy s'est livré à cette démonstration en face du Congo-Brazzaville, capitale d'un pays en proie à de lourdes difficultés financières dont une partie de la dette est détenue par la Chine.Les entreprises américaines "amèneront des +jobs+, l'emploi, car elles n'apportent pas leurs propres employés pour n'importe quel emploi un tant soit peu qualifié", a-t-il poursuivi.Les sociétés américaines "emploient des gens sur places, procèdent à des transferts de technologie, elles ne participent pas à la corruption, elles sont très, très attentives à l'environnement", a résumé l'émissaire de Donald Trump."Je souhaiterais que ces entreprises (américaines) s'installent dès aujourd'hui en Afrique, mais il y a un autre point qui est très important: nos sociétés ne sont pas publiques", a-t-il poursuivi en réponse à une question, visant également les entreprises chinoises souvent détenues à 100% par l'Etat."Je ne peux pas ordonner à une entreprise (américaine) d'aller au Gabon ou en Gambie. Je peux les encourager très fortement, mais les sociétés américaines iront là où il y a des opportunités", a-t-il conclu.