Présidentielle 2017 : Qui sera sur la ligne de départ ?

Par superstagiaire2, le 26 août 2016

Les 23 avril et 7 mai 2017, les Français éliront leur nouveau président de la République. Entre les déjà-candidats et ceux qui cultivent encore le mystère, ils pourraient être nombreux à solliciter le suffrage universel. A huit mois du premier tour, qui sont les premiers partis ? Etat des lieux. 

Ils remettent le couvert 

JPEG Parmi les attendus, des personnalités déjà déclarées qui, après leur échec de 2012, et des précédents scrutins, comptent prendre leur revanche en 2017. Marine Le Pen représentera encore sans surprise le Front National. Elle avait officialisé dès le 8 février 2016 sa candidature sur TF1. Alors qu’elle a obtenu 17.9% des voix au second tour en 2012, les sondages la placent de nouveau au second tour mais avec 27 à 30% des voix.

Le 10 février dernier, Jean-Luc Mélenchon a lui aussi déclaré sa candidature à la présidentielle dans le JT de la première chaîne sans parti ni primaire et avec un programme à contre-courant, non axé sur l’identité et la sécurité comme beaucoup mais sur la question sociale. « Les attentats de l’été et les délires sécuritaires auxquels ils ont donné lieu ont à nouveau déplacé le centre de gravité vers des thèmes morbides desquels rien de positif ne peut venir », a déclaré le candidat à la présidentielle.

Le NPA (Nouveau parti anticapitaliste) sera sans doute présent. En 2012, la candidature de Philippe Poutou, ouvrier chez Ford a eu du mal à convaincre les électeurs. Nathalie Artaud de lutte ouvrière devrait compléter la ligne de départ à l’extrême-gauche. L’infatigable Jacques Cheminade, après ses candidatures de 1995 et 2012, est à nouveau en lice.

Des primaires décisives

JPEG Du côté des partis dits de « gouvernement », le choix du candidat à l’élection présidentielle passera par la case « primaires ». Chez les Républicains, ils sont désormais treize candidats à la candidature après l’annonce officielle de la Nicolas Sarkozy le 22 août dernier. La primaire des Républicains aura lieu les 20 et 27 novembre 2016 après un dépôt de la liste officielle le 21 septembre et trois débats télévisés. Du côté du Parti socialiste, l’organisation d’une primaire s’est faite sous pression des frondeurs mais la primaire de gauche, qui se déroulera les 22 et 29 janvier, devrait désigner sans suspense François Hollande, dont l’annonce de la candidature se fera le plus tard possible. « Si je perds, j’arrête la politique » déclare-t-il dans le livre Conversations privées avec le président (Éditions Albin Michel) d’Antonin André et Karim Rissouli.

Quelques (fausses) surprises

JPEG Cette élection 2017 demeure encore pleine de surprises et d’incertitudes du point de vue des candidatures. Parmi les candidatures probables mais incertaines, celle d’Emmanuel Macron. Il a étonné les Français en lançant son mouvement « En marche » le 6 avril dernier. Le ministre de l’Economie souhaite se défaire du clivage traditionnel droite/gauche qui paralyse la politique française. La « start up » politique qui compte déjà plus de 50 000 adhérents prévoit de présenter un « diagnostic du pays » à la fin de l’été. Quant à ses relations avec François Hollande, le jeune ministre confirme qu’elles sont « respectueuses et amicales » dans les Echos et qu’il ne se présentera jamais face au président de la République à l’élection.

Deux ans après sa démission du gouvernement, Arnaud Montebourg revient à la charge pour aussi se présenter à la présidentielle. L’ex-ministre de l’Economie a dressé un réquisitoire contre la présidence de François Hollande lors de son discours à Frangy-en-Bresse le 24 août et axe son programme sur l’économie dont la nationalisation des banques. En revanche, le partisan du « made in France » laisse planer le doute sur son éventuelle participation à la primaire de gauche.

Puis, il y a Henri Guaino, député des Yvelines depuis 2012, qui a annoncé sa candidature à la primaire de droite bien qu’il s’y opposait au départ. L’ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy souhaite revenir à un gaullisme disparu tout comme Michèle Aliot-Marie, après la création de son parti « Nouvelle France ».
Enfin, moins surprenant, l’ancienne secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme et aux Sports, Rama Yade s’est lancée dans la course à la présidentielle « sans mandat et sans parti » le 21 avril, partisane d’une « France qui ose ». Ambitieuse, elle s’imagine déjà au second tour face à Marine Le Pen. Reste encore à ses candidats indépendants à décrocher les cinq cents signatures pour disposer des bulletins à leur nom dans l’isoloir. Et ça, c’est loin d’être gagné.

Racky Diène

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