Fabriss Atitoh,une étoile montante

Par superstagiaire2, le 24 août 2016

Fabriss Atitoh, une artiste qui fait sensation en Côte d’Ivoire et dans la diaspora ivoirienne en France était l’invitée d’Aïssa Thiam dans l’émission Ambiance Africa ce 23 août. Elle revient sur le début de son parcours et ses influences. Deux ans après son premier album « Behi », elle vient faire la promotion de son prochain spectacle qui aura lieu le 22 octobre au Moulin Basset à Saint-Denis. Un showcase présenté comme un « bilan » de son début de carrière prometteur.

JPEG Une révélation ivoirienne

Fabriss, un prénom mixte, en hommage à un ami de son père, reflète un aspect de sa personnalité originale car, quinze ans auparavant, Zézé Sokaud Fabrice Reine s’apparentait à un garçon manqué et se passionnait pour le sport dont le football. Ce n’est pourtant pas le sport qui la révèle mais la musique et la danse. Au milieu des années 80, la jeune ivoirienne expose sa voix dans l’émission « Appelez-moi Léo » de la RTI (Radiodiffusion Télévision Ivoirienne) et rencontre le public ivoirien. En plus de la musique, la chanteuse possède un autre talent, la danse. Un talent qu’elle exploite lors d’un autre télé-crochet phare de la RTI, dans les années 90, « Variétoscope ».

Un retour prometteur

Ses influences proviennent notamment de sa rencontre avec Gadgi Céli, une chance car l’interprète de « King Solo » est devenu son parrain artistique. Il collabore actuellement avec elle pour son showcase au Moulin Basset. Depuis la sortie de son album, la chanteuse s’est éloignée des médias mais n’a cependant pas été en reste et a continué à faire des spectacles pour son public en Europe. Cette année, c’est décidé : elle se sent prête à répondre à la presse pour reprendre confiance en elle.

« « Quand quelqu’un paye pour venir vous voir, il faut mettre le paquet » »

Une artiste à plusieurs casquettes

Artiste polyvalente, Fabriss Atitoh peut évoquer des sujets légers dans un rythme entraînant, à savoir le quotidien des femmes africaines, les rapports hommes/femmes mais aussi des sujets plus profonds comme le droit des enfants, un thème qui lui tient à cœur car Fabriss Atitoh en a cinq. D’ailleurs, le morceau « Youholé » dénonce la maltraitance des enfants : « Il faut s’en occuper parce qu’ils n’ont pas demandé à naître » déclare-t-elle. L’artiste engagée va également à la rencontre des jeunes dans les rues d’Abidjan à travers des associations et à l’aide de dons car elle considère que cette jeunesse sera la relève de demain.

Installée depuis 2000 à Paris, elle s’est construit un cocon familial loin de la Côte d’Ivoire après le coup d’état de 1999. Elle y retourne pourtant chaque année retrouver les siens et ses premiers admirateurs. Pour l’instant, l’artiste ne vit pas de sa musique et continue de travailler à côté. Son concert du 22 octobre prochain s’annonce comme un rendez-vous décisif avec son public.

Racky Diène

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