Thierry Moungalla : " Il n’y a pas de coup d’état lorsque le peuple souverain est consulté."

Par webmaster, le 14 octobre 2015

Thierry Moungalla, porte-parole du gouvernement congolais : « Une opposition légale ne peut pas menacer le président de destitution en cas de non-retrait de son projet de référendum »

Le ministre congolais de la Communication et des Médias, Thierry Moungalla, chargé des relations avec le Parlement et porte-parole du gouvernement, n’a pas ménagé l’opposition, qu’il appelle « radicale » sur les accusations de « coup d’Etat constitutionnel » concernant le référendum du 25 octobre pour le changement de la Constitution. « Il n’y a pas de coup d’état lorsque le peuple souverain est consulté. Il s’agit simplement d’optimiser la gouvernance du pays » a réagit le ministre.

La nouvelle Constitution permettrait notamment la possibilité pour le chef de l’Etat de ne pas être poursuivi à l’issue de son mandat pour des infractions commises dans l’exercice de ses fonctions. Le réseau du Congo-MFOA voit ainsi dans la nouvelle Constitution une garantie pour le président Denis Sassou Nguesso de ne pas être poursuivi. « Nous reproduisons simplement ce que font les Etats-Unis d’Amérique ou le Brésil. Nous disposons de l’appareil juridique nécessaire pour juger des citoyens délinquants » a défendu Thierry Moungalla. Derrière les accusations du Réseau Congo-MFAO, l’affaire des disparus du Beach mais aussi celle dite « des biens mal acquis » qui vise Denis Sassou Nguesso. Des accusations que balaient d’un revers de main le porte-parole du gouvernement congolais : « à chaque initiative de notre part, ce type d’accusation nous est ressorti » a-t-il déclaré.

Yanis Mansouri

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Réécouter l’interview de Thierry Moungalla par Francis Laloupo : :

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