3 décembre 2010

Gabon : 13 Camerounais et Sénégalais écroués pour commerce illégal d’ivoire

Des cornes d'éléphants destinées au commerce illégal d'ivoire ©AFP


LIBREVILLE (AFP)

Trois
Camerounais et dix Sénégalais interpellés la
semaine dernière à Libreville ont été
inculpés et incarcérés pour commerce
d’ivoire, une activité interdite depuis 1981 au Gabon,
a appris l’AFP vendredi auprès d’un responsable d’un
projet écologique.

"Les 13 ont été présentés au
procureur de la République mercredi", qui a retenu
comme "chefs d’accusation (à leur encontre)
commerce d’ivoire, détention d’ivoire sans aucun
justificatif, sans agrément spécial", a
déclaré à l’AFP ce responsable au projet
Appui à l’application de la loi sur la Faune (projet
AALF) au Gabon, impliquant le ministère des Eaux et
Forêts et deux ONG de défense de l’environnement
et de la faune.

"Il n’y a plus de commerce d’ivoire possible ici, parce
qu’il n’y a plus d’agrément spécial de vente.La
chasse à l’éléphant est fermée depuis
1981, elle n’a jamais été rouverte", a
expliqué ce responsable ayant requis l’anonymat,
précisant qu’après leur inculpation, les 13
Africains "ont été emmenés à la
maison d’arrêt" de Libreville.

Deux autres Sénégalais, arrêtés et
placés en garde à vue en même temps que les
13 autres, ont été relâchés sans aucune
charge, a-t-il dit.

Selon la même source, le procureur a ordonné
l’incarcération des 13 accusés de peur "qu’ils
s’échappent du pays ou, en tout cas, ne se
présentent plus à la justice" et pour
éviter "qu’ils donnent des informations aux autres
membres de réseaux ayant des liens vers l’extérieur".

Les commerçants illégaux présumés avaient
été arrêtés lors d’une opération
menée en divers endroits de Libreville, qui a permis la
saisie de 105 kg d’ivoire d’une valeur estimée sur le
marché international à "50.000 à 100.000
euros" mais "cinq à six fois moins sur le
marché local", d’après le responsable écologiste.

De même source, les "délinquants fauniques"
encourent au Gabon des peines de trois à six mois de
prison et de 100.000 à 10 millions de FCFA (152 à
15.245 euros) d’amende.

Le projet AALF lutte contre les braconniers et le commerce
illégal d’ivoire.

Dans la même rubrique :

  • Le journal BBC Afrique Matin

  • Le journal BBC Afrique Midi

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