26 janvier 2013

CAN : l’Algérie éliminée par le Togo !

Le milieu de terrain du Togo Dove Wome inscrit un but contre l'Algérie lors de la CAN, le 26 janvier 2013 à Rustenburg. ©AFP


RUSTENBURG (Afrique du Sud) (AFP) - (AFP)

Première
grosse surprise dans la CAN-2013, l’Algérie s’est fait
éliminer dès le premier tour en concédant
samedi à Rustenburg sa deuxième défaite, face
au Togo (2-0) qui, de son côté, a encore l’espoir
de voir les quarts de finale.

Un simple nul face à la Tunisie mercredi prochain
qualifierait le Togo pour la première fois de son
histoire pour les quarts d’une CAN.

Au-delà des quarts, l’Algérie de Vahid Halilhodzic
visait au moins les demi-finales.C’est un tout autre
scénario qui s’est dessiné, avec des Fennecs qui
essuient deux défaites sans marquer le moindre but et
qui sortent groggy du tournoi sud-africain, avant
d’affronter la Côte d’Ivoire +pour du beurre+.

"Naïveté", avait évoqué
"Coach Vahid" à propos de son équipe
encaissant un but de la Tunisie dans le temps additionnel
(1-0).Un jugement qu’il pourra renouveler tellement son
équipe a été piégée par des
Eperviers qui ont fait le dos rond pour s’imposer sur leurs
deux seules occasions.

Halilhodzic avait promis de placer sur Adebayor "un oeil
particulier dans la zone de finition".Mais Belkalem
s’est perdu quelque part entre le dire et le faire, puisque
le défenseur central algérien laissait filer
Adebayor dans le trou pour l’ouverture du score (32e, 1-0).

La star des Eperviers, qui avait manqué le cadre d’une
tête difficile peu avant, convertissait son unique
occasion nette."Il monte en puissance", avait
promis son sélectionneur Didier Six.Pas sur le plan de
l’influence, mais indéniablement sur celui de l’efficacité.

Et lorsque les Algériens se ruaient à l’attaque
dans un temps additionnel de 13 minutes, en raison d’une
interruption due à un poteau qui penchait, Wome faisait
aboutir une contre-attaque (90e+3, 2-0).

Les Fennecs avaient pourtant pris le contrôle des
opérations d’emblée, imprimant un rythme
élevé et prenant possession de la moitié de
terrain adverse.Une grosse domination et quelques
situations chaudes, impulsées par Feghouli, encore une
fois moteur des offensives algériennes.

Mais le milieu de Valence avait beau s’échiner, ses
attaquants ne parvenaient à obtenir le penalty qu’ils
réclamaient dans des situations litigieuses, ni à
prendre à revers la défense togolaise, qui avait
déjà contrecarré les velléités des
Ivoiriens, notamment Drogba.

La faute sans doute à l’avant-centre des Fennecs
Slimani, qui a +mangé la feuille de match+ : en position
idéale face au gardien, il expédiait ses tirs
à côté (15e) et sur Agassa (36e).Ou quand,
décalé par Feghouli, il s’écroulait tout seul
dans la surface (68e)...

Le but togolais a instillé de la nervosité chez les
Fennecs, d’autant que les Eperviers recroquevillés sur
leurs bases s’évertuaient à fermer la boutique,
défense à cinq et solidarité maximale à
la clef.Conserver le score, alors qu’ils avaient
échoué à le faire dans les dernières
minutes face à la Côte d’Ivoire (défaite
2-1), tel était leur objectif.Atteint.

Les Algériens, eux, pâtissaient de faiblesses en
défense centrale et dans la finition.Difficile
dès lors de concrétiser leur domination
territoriale et les belles dispositions étalées
dans le jeu...L’échec n’est est pas moins patent.

Dans la même rubrique :

  • Le journal BBC Afrique Matin

  • Le journal BBC Afrique Midi

Lire aussi...

Retrouvez l’interview de Gérard Larcher, Président du Sénat, en intégralité sur africa1.com
Gérard Larcher, Président du Sénat, était "L’invité des Indés Radios Metronews LCI" cette semaine. (...)
CAN 2015 - Peu de risques de propagation selon l’OMS
Après des mois de tergiversations, l’imbroglio CAN 2015 a enfin trouvé sa chute. Exclu par la (...)
CAN 2015 : Et le gagnant est… La Guinée équatoriale
Après sa décision de ne pas reporter la Coupe d’Afrique des Nations (Can), la Confédération (...)
Burkina Faso : Blaise Compaoré, le putschiste renversé
En politique, rien ni personne n’est immuable, les événements en cours au Burkina Faso viennent (...)
Burkina Faso : « Touche pas à ma constitution ! »
Des tambours, des tam-tams, des drapeaux, des chants et des danses, c’est dans une ambiance (...)