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L'Afrique du Sud abandonne un projet de réacteur nucléaire expérimental

17 septembre 2010 à 13h57
JOHANNESBURG (AFP)

Le gouvernement sud-africain a annoncé vendredi l'abandon d'un projet de centrale nucléaire s'appuyant sur une technologie innovante, faute de financements suffisants.

Près de 9,2 milliards de rands (1,3 milliard de dollars, 985 milliards d'euros) ont été dépensés pour mettre au point un réacteur modulaire à lit de boulets (PBMR), une technologie expérimentale également testée aux Etats-Unis et en Chine.

Le gouvernement a versé 80% de cette somme, le reste à été financé par le groupe américain Westinghouse, avec lequel l'Afrique du Sud avait passé un accord en 2002 pour mettre au point ce réacteur.

Mais Westinghouse a rompu l'accord en mai, a expliqué le ministère des Entreprises Publiques dans un communiqué sur son site internet.Or, il faudrait 30 milliards de rands supplémentaires pour mener le projet à terme, déjà très en retard par rapport au calendrier initial.

"En conséquence, la taille de l'entreprise est réduite à une poignée de personnes, dont le travail consistera à protéger les brevets et les savoirs acquis jusqu'à présent", écrit la ministre des Entreprises publiques Barbara Hogan.

En début d'année, l'Afrique du Sud, qui ne dispose pour l'instant que d'une centrale nucléaire à Koeberg (sud-ouest), avait déjà licencié une partie des 800 personnes employées sur le projet de réacteur.

La technologie PBMR, censée être plus sûre que les réacteurs classiques, n'est à l'heure actuelle utilisée dans aucune centrale au monde.